Rapport de la cour des comptes. Lire

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A propos des « autoroutes ferroviaires », la cour des comptes me donne donc raison mais que d’argent public gaspillé depuis plus de 10 ans!!

Hélas cela ne va pas s’arrêter de suite et l’on continue avec le lancement des autoroutes de la mer qui sont tout aussi déficitaires.

Comme je ne cesse de le dire nos dirigeants ou les partis politiques de tous horizons s’accommodent de cela!

C’est pourquoi je revendique plus que jamais le statut « sans étiquette » de ma candidature aux prochaines législatives.

 

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10/02/2012 | Air / fer / mer

Les autoroutes ferroviaires ne sont pas rentables

La Cour des comptes estime dans son rapport 2012 que les deux autoroutes ferroviaires françaises, qui permettent de transporter des semi-remorques de camions sur des trains, ne sont pas rentables.

Les deux autoroutes ferroviaires françaises, prévues pour transporter sur des trains des semi-remorques de camions, n’ont pas fait la preuve de leur efficacité, estime la Cour des Comptes dans son rapport 2012 rendu mercredi, qui dresse un bilan à ce stade plutôt négatif du dispositif. L’autoroute ferroviaire alpine France-Italie (175 km) et l’autoroute ferroviaire Perpignan-Luxembourg, les deux seules en fonctionnement en France (hors tunnel sous la Manche) sont évaluées par la Cour dans son rapport annuel.

Réduire la pollution

Promu par le Grenelle de l’environnement pour délester, au profit du rail, le réseau routier d’une partie du trafic poids lourds et réduire la pollution, « le concept peine à faire ses preuves sur les plans économique et financier », relève l’institution de la rue Cambon. Les deux axes examinés « ne sont actuellement pas rentables », estime-t-elle.

Lancement hâtif

L’expérimentation de l’autoroute alpine entre Aiton (Savoie) et Orbassano (Piémont), exploitée depuis 2003 par une sous-filiale de la SNCF et la compagnie publique italienne Trenitalia, « a été contrariée (…) par la lenteur à réaliser les aménagements de ligne indispensables » à son bon fonctionnement, selon le rapport. « Les effets d’annonce et la volonté politique ont conduit à une décision de lancement hâtive », indique le document, qui pointe aussi que le service souffre d’un partage des responsabilités « inutilement compliqué » entre Trenitalia-SNCF, pour les locomotives, et des sociétés indépendantes pour les wagons et les terminaux.

Aménagements insuffisants

Concernant l’axe Perpignan-Luxembourg, la Cour considère que son ouverture commerciale, en 2007, « s’est faite dans des conditions techniques et économiques insuffisamment étudiées ». Les aménagements de départ « sont apparus insuffisants », juge-t-elle encore, « et le service, qui met en évidence les limites actuelles du système ferroviaire national, n’a pas encore fait la démonstration du niveau de fiabilité attendu par les transporteurs et leurs clients ».

(Source : AFP)

 

Dernières réactions
  • « Comme le dit Maurice, il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir le résultat. D’ailleurs, on pourrait se poser la question sur les autoroutes maritimes… Pour autant, il faudra bien organiser le transport terrestre de marchandises en Europe ! Il y a des solutions mais politiquement incorrectes.Pour signaler un contenu illicite, utilisez notre formulaire de contact.« 
    Par JP (10/02/2012)


  • « Bonjour. Sans être « madame soleil », depuis dix ans je dénonce (y compris sur Flash Transport) ce grand gaspillage d’argent public. J’avais particulièrement « irrité » l’ancien maire de Chambéry et ancien ministre lors d’une réunion publique en traitant d’usine à gaz le projet Aiton-Orbassano.Pour signaler un contenu illicite, utilisez notre formulaire de contact.« 
    Par Maurice MEGEVAND (10/02/2012)

http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/Autoroutes_ferroviaires.pdf

 

  L’OFFICIEL DES TRANSPORTEURS -N°2201 – 1 Février 2003:

 ECO DES PAYS DE SAVOIE du 14 Février 2003:

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

Le Journal des Propriétaires du Pays du Mont Blanc- N° 62 – Avril-Mai 2005:

 

 

 



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6 commentaires pour “Rapport de la cour des comptes. Lire”

  1. Jean-Paul LHUILLIER dit :

    Bonjour Maurice,

    Je ne savais plus où tu étais, et en surfant je t’ai retrouvé un peu par hasard.

    Je n’ai évidemment plus tes coordonnées.

    Je vois que, en parcourant ton site, tu es toujours d’active dans les transports de marchandises combiné.

    Moi je suis aussi toujours sur la thématique des alternatives aux transports routiers mais je m’oppose avec force au projet de la Nouvelle liaison ferroviaire Lyon-Turin.

    Malheureusement c’est la pagaille chez les associatifs opposants et je fais parti des rares à vouloir construire une opposition « constructive ».

    Aujourd’hui est enfin mis en service la ligne historique Ambérieu – Turin au gabarit B1 : qu’est-ce qu’on attend pour multiplier les services de ferroutage ou de combiné ?

    Samedi matin il y a un rassemblement des opposants à la NLFLT sur le marché de Chambéry à partir de 10 heure. J’y serai.

    Tu viendras peut-être ?

    A bientôt

    Jean-Paul Lhuillier

  2. Bonsoir Jean-Paul.

    Comme tu le dis si bien, c’est la pagaille dans le monde associatif (je le dis depuis longtemps)et compare cela au style de nombreux « politiciens » au quels je ne me reconnais pas.

    Je ne serais pas présent Samedi à Chambéry mais je reste ouvert à tout dialogue sérieux autour d’une table.

    Bonne soirée.

    Maurice.

  3. daniel dit :

    comment peut on se parler
    COMMUNIQUÉ DE PRESSE Le 3 juillet 2012

    A la veille de la remise du rapport de la Commission d’Enquête Publique sur le Lyon Turin, la Cour des Comptes a rendu son rapport sur « La situation et les perspectives des finances publiques ».

    Après avoir pointé, en février 2012, les faiblesses de l’Autoroute Ferroviaire Alpine, elle pointe une nouvelle fois les problèmes d’investissements non maîtrisés sur les LGV.

    La Cour déclare notamment (page 152 à 155):

    « les projets adoptés dans des lois ou inscrits dans des schémas nationaux… pourraient se traduire par une forte croissance des investissements publics dans les prochaines années qui ne paraît pas compatible avec la situation financière du pays. »
    « Pour être lancés, ces investissements doivent d’abord être rentables dans une acception large… »
    « Une vigilance particulière est nécessaire sur l’effet des partenariats public privé qui reportent la charge de l’investissement sur les dépenses de fonctionnement… »
    « 127 En pratique, toutefois, certaines entreprises publiques s’endettent pour investir sans avoir les moyens de rembourser leurs dettes (cf. le cas de RFF …) »
    « Les évaluations a priori sont trop souvent réalisées par les maîtres d’ouvrage, sans contre-expertise indépendante : elles mettent parfois en évidence une forte rentabilité socio-économiquee et compensent une faible rentabilité financière par des subventions. »
    « Pour les investissements publics à venir, il serait donc souhaitable qu’une instance puisse définir les méthodes d’évaluation et veiller à une contre-expertise des principaux projets indépendante des maîtres d’ouvrage. Elle devrait s’assurer du suivi du financement et de la mise en œuvre du projet.
    « (La Cour) s’est plus particulièrement interrogée sur l’ampleur des créations, envisagées dans le schéma national des infrastructures de transport, de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse qui ne sont pas budgétairement soutenables et dont ni la rentabilité financière, ni la rentabilité socio-économique, ni l’intérêt environnemental ne sont établis. »
    « (La Cour) a rappelé qu’il était nécessaire d’accorder la priorité à la modernisation et à l’entretien du réseau ferroviaire existant. »

    Les opposants au projet dit « Lyon Turin » ne disent pas autre chose et réclament l’étude sérieuse et indépendante des solutions proposées, rejetées unilatéralement par le Maître d’ouvrage RFF, les promoteurs du projet, politiques et grands groupes du BTP.

    Les opposants ont rappelé à de nombreuses reprises que la solution des transports dans les régions alpines passait par des investissements sur les réseaux existants prenant en compte l’ensemble des trafics poids lourds et voitures.

    Il est important de noter que la formule : « de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse qui ne sont pas budgétairement soutenables et dont ni la rentabilité financière, ni la rentabilité socio-économique, ni l’intérêt environnemental ne sont établis. » vise explicitement le projet Lyon Turin.

    En effet dans son rapport de février 2012 la Cour indiquait à propos de l’Autoroute Ferroviaire Alpine:

    « Aucune évaluation économique et socio-environnementale n’a été menée pour apprécier l’intérêt de ces services au regard des coûts publics supportés. La synthèse des connaissances « Transport combiné ferroviaire et autoroutes ferroviaires », réalisée sous l’égide du ministère chargé des transports et publiée en mai 2011, ne répond pas à ce besoin. » (page 377)
    « Aucun des objectifs affichés au moment du lancement de l’expérimentation n’a été atteint, ni même approché, durant la phase 2003-2006 et sa prorogation, qu’il s’agisse du nombre de circulations par jour, du volume de fret transporté ou des performances commerciales. » (page 366)
    « La pérennisation de l’autoroute alpine se fonde sur la perspective d’une progression des trafics qui n’est pas acquise et sur des critères de rentabilité qu’il reste à définir. » page 368)

    Par ailleurs, La Cour des Comptes dans son Rapport du 2 juillet 2012 confirme que le prix annoncé de 7,7 Milliards d’€ pour la partie Française est largement sous-évalué, comme l’ont toujours affirmé les opposants au projet en annonçant des coûts de l’ordre de 11 à 14 Milliards d’€.

    La Cour indique:
    « D’autres projets très coûteux sont en passe d’être engagés comme les liaisons Lyon Turin (dont le coût global pour la seule partie française est supérieur à 11 Md€) »

    Les opposants au projet Lyon Turin sont donc confortés et légitimés dans leurs analyses par la Cour des Comptes.
    Du point de vue environnemental les investissements sur les lignes existantes visent 95% des émissions de CO², l’engorgement routier des Alpes françaises est pour 80% la conséquence du trafic voitures et du transport régional.

    Collectifs et associations Belledonne Ouest, Avressieux, La Motte Servolex, Non Merci
    Membres de la Coordination contre le projet Lyon Turin fret voyageur
    (regroupant associations, collectifs et élus opposés au projet, de Lyon à la Maurienne) Contact Presse:

  4. Meneur dit :

    Bonjour,

    Monsieur,
    je ne vous connais pas mais me permets tout de même de vous proposer au regard des propos que vous tenez sur le gaspillage des finances publiques et de votre position sur le projet Lyon Turin, de signer une pétition qui circule et dont voici le lien.

    http://www.avaaz.org/fr/petition/Ligne_Lyon_Turin_STOP/?ceBrccb

    Je vous remercie d’en prendre connaissance, de la transmettre aux contacts que vous savez sensibles à ce problème.
    Il me semble que dans le cadre de ce genre de combats, les actions et la mobilisation de tous sont nécessaires pour qu’enfin la raison et le bon sens ne l’emportent.
    Soyons solidaires.

    Merci.
    Mme MENEUR.

  5. Bonjour,

    Madame,
    moi non plus ne vous connaisssant pas, pouvez-vous me dire à quoi correspond le sigle E R auteur de cette pétition?

    Cordialement
    Maurice MEGEVAND;

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